Interview de René Faure, président de la Fédération Française des Sociétés d’Amis de Musées (FFSAM)

René Faure, président de la Fédération Française des Sociétés d’Amis de Musées (FFSAM)

En quelques mots, pourriez-vous vous présenter, vous ainsi que la FFSAM et son rôle ?

 La Fédération Française des Sociétés d’Amis de Musées (FFSAM) que je préside fédère près de 300 associations d’amis de musées qui accompagnent 350 musées dans leurs missions, dont 300 musées de France, et sont implantés dans 230 localités.

Les Amis de Musées sont très divers, par leur histoire, leur implantation géographique, les thématiques et les tutelles des musées qu’ils accompagnent, les activités qu’ils imaginent et développent ; mais ils constituent par cette diversité même un réseau territorial riche et dense d’associations représentatives de la société civile auprès des musées.

Aussi divers soient-ils, les Amis de Musées se retrouvent tous autour de trois rôles que la fédération encourage : être des passeurs de culture vers tous les publics ; promouvoir les musées ; soutenir l’enrichissement et la protection de leurs collections et plus largement leur développement culturel.

La fédération a le double rôle de porter les préoccupations communes des Amis de Musées auprès des acteurs institutionnels et de constituer un réseau d’information et d’échanges d’expériences au profit des associations et de leur développement.

 

Qu’attendez-vous de cette 18ème édition de la Nuit européenne des musées ? D’ailleurs que ferez-vous, vous, le 14 mai au soir ?

La nuit européenne des musées est un moment d’exception, d’activités inédites, qui permettent notamment à un public actif et jeune de passer une soirée conviviale avec des amis au musée autour du patrimoine et des expositions à un horaire qui leur convient bien.

Je privilégierai ce soir-là la déambulation nocturne à Marseille dans le Mucem et dans les musées de la ville, à la Vieille Charité et au Port Antique dont les sites remarquables, écrins des collections, sont particulièrement mis en valeur la nuit.

 

C’est la première Nuit européenne des musées sans Covid depuis 2 ans, quel a été d’après-vous l’impact du Covid sur le public des musées ?

La FFSAM avait fait part de son émotion et de son incompréhension à la suite de la décision du gouvernement en décembre 2020 de maintenir fermés les lieux de culture et notamment les musées en raison de la pandémie COVID-19.

Les musées, lieux de préservation et de présentation du patrimoine et de l’histoire, ont un rôle essentiel dans le développement d’un sentiment d’appartenance du public à sa cité, à son pays et au monde. Ils participent à la construction de la réflexion et du libre arbitre. Ils aident à ouvrir l’esprit et le champ des possibles. Les musées, lieux d’apprentissage, sont aussi des lieux de découverte, d’évasion, de rêve. C’est tout cela dont les gens ont été privés.

 

Selon vous, quelles vont être les activités (par typologie) les plus prisées du public ?

La nuit est un moment bien particulier de la journée : il est propice aux nouvelles découvertes et permet de porter un regard différent sur les expositions ; les parcours inhabituels, les dispositifs interactifs proposés au visiteur devraient l’attirer.

 

Parmi les musées qui réouvrent, lesquels avez-vous le plus envie d’aller voir ?

Les musées qui me parlent de société ; et ils sont très nombreux !

 

Votre première Nuit européenne des musées, c’était comment ? Est-ce que vous pourriez nous raconter une anecdote/un souvenir mémorable d’une Nuit européenne des musées ?

Ma première Nuit européenne des musées s’est passée à Heidelberg, en Allemagne, pays précurseur de ces événements avec la Lange Nacht der Museen. J’y ai réalisé que la langue n’est pas vraiment un obstacle dans un musée.

 

Dernière question, si vous deviez compléter cette phrase : « Pour moi la Nuit européenne des musées c’est… »

Je dirais : Pour moi la Nuit européenne des musées est un moment d’émerveillement